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Ci-dessus,
la BB 12124 va s'engager sur la ligne Thionville-Metz, en longeant le
triage de Woippy. 13/03/1999. ( photo nicolas Husson )
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Par
stéphane Chevallier, avec les photos de nicolas Husson, françois
Coin et vincent Huault
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" Les trains les plus lourds du monde sous la caténaire la plus légère du monde " 2004 est l'année du cinquantenaire du début de l'électrification en 25 kV - 50 Hz de la ligne Valenciennes - Thionville, communément appelée " Artère Nord-Est ". Les industries sidérurgiques
de Lorraine étant gourmandes en combustible pour l'alimentation
de leurs usines et hauts-fourneaux, l'approvisionnement en houille et
charbon de qualité du Nord se fait par de nombreux trains reliant
le bassin houiller du Nord - Pas de Calais à la Lorraine par une
ligne longeant plus ou moins la frontière belge. Les lignes électrifiées sont encore peu nombreuses en France et divers systèmes sont utilisés (3e rail 750 V, caténaire 1500 V continu, 12000 V alternatif). Dès 1951, la
SNCF expérimente dans les Alpes divers engins électriques
fonctionnant sous la tension de 25 KV, à la fréquence dite
" industrielle " de 50 Hz. |
| La BB 12130 sort du dépôt de Woippy pour rejoindre le faisseau départ du triage. 26/02/1999 ( photo nicolas Husson ) | |
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| La 12063 est prête à rentrer au dépôt de Woippy, le mécano faisant la demande avec le téléphone de voie placé juste à côté. 26/02/1999 ( photo nicolas Husson ) |
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| Un interminable trains de minerai confié à une CC 14100 passe à Richemont le 28 mai 1991. ( photo stéphane Chevallier ) |
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Les études
et travaux sont rondement menés, et dès 1954, la section
Valenciennes - Mohon est mise sous tension. Ainsi, l'Artère Nord-Est
devient la première ligne transversale électrifiée,
avant les magistrales européennes Paris - Lille / Belgique et Paris
- Strasbourg/Metz - Allemagne. Au même moment,
la SNCF prend livraison des premières machines des 4 séries
commandées à divers constructeurs français et suisses
pour cette électrification. Alors que les BB sont affectées aux services voyageurs, les CC reprennent de nombreuses courses aux 150 X et 150 Y qui voient dès lors leurs parcours diminuer rapidement. Plus les mois passent,
plus la caténaire tisse sa toile, et se trouve maintenant omniprésente
de Lille à la Lorraine, tout comme sur les nombreux embranchements
vers la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne, ainsi que sur les lignes
secondaires desservant le bassin ferrifère de Briey et le bassin
houiller de Forbach.
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| Ce court train de citernes franchissant se dirige vers Hagondange, enmené par la BB 12018. Maizières-les-Metz, le 21/08/1997 ( photo nicolas Husson ) | |
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| Une CC14100 HLP devant les hautes fourneaux d'Uckange. 29/04/1994 ( photo stéphane Chevallier ) |
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| Les BB 12000 se voyait déjà confier quelques trains du combiné. A Hagondange, la BB 12122 assure un train MA 100 Bettembour-Metz Sablon. 28/05/1991. A cette période, 12 BB 12000 étaient déjà radiées. ( photo stéphane Chevallier ) |
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Les machines à vapeur disparaissent rapidement, alors que l'industrie ferroviaire livre les BB 16000 et BB 16500 qui viennent efficacement suppléer les machines monocabine 12000, 13000, 14000 et 14100, qui ont déjà chacune plusieurs centaines de milliers de kilomètres dans les roues ! Les BB 16000, affectées
de construction à Strasbourg, reprennent aux 13000 les grandes
courses voyageurs, telles que les trains Paris - Strasbourg, Calais -
Bâle et autres TEE Belgique - Suisse - Italie. Les années
passent, et l'électrification des régions Nord et Est est
maintenant achevée. Les BB 12000 et 16500
oeuvrent sur tout le quart Nord-Est, et sont visibles de Rouen à
Dole et dans le Jura, ou elles prennent en charge la traction des grands
rapides internationaux Paris -Suisse - Italie. Au début des années 1970, l'arrivée des BB 15000 va considérablement bouleverser la situation. |
| La BB 16009 s'apprète à partir voie 1 en gare de Strasbourg pour le train 392. 28/05/1991 ( photo stéphane Chevallier ) | |
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| Deux BB 13000 au dépôt de mulhouse Nord, dont la 13041 au premier plan. 05/04/1991 ( photo stéphane Chevallier ) |
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| Les CC 14100 étaient spécialement utilisées pour la remorques des lourds trains de la sidérurgie, comme cette 14187 surprise à Hagondange avec ses wagons chargés de lingots d'acier. 28/05/1991. ( photo stéphane Chevallier ) |
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Les petites dernières
de l'industrie ferroviaire française s'accaparent la totalité
du trafic voyageurs rapide de la ligne Paris - Strasbourg et sur l'axe
Luxembourg - Bâle. Les CC 14000 et 14100 donnent toujours satisfaction dans les missions qui leurs sont confiées, malgré leur vitesse limitée à 60 km/h. La crise de la sidérurgie lorraine n'entraîne pas de gros changements dans le rôle dévolu aux machines monocabine qui arrivent maintenant à mi-vie. Le 25 kV progresse
toujours, partout en France, et les premiers projets de ligne à
grande vitesse sortent des cartons. Les 2 rames de présérie
du TGV Paris Sud Est sont essayées sur la ligne Strasbourg - Mulhouse. Les années 80 vont marquer le début du déclin des engins monocabine. Les CC 14000 sont arrêtées dès 1981, alors que les CC 14100 voient leurs services se réduire rapidement. Leur vitesse limite de 60 km/h n'est pas étrangère à cette baisse d'activité. |
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| Un train de marchandise dans la trouée de Saverne, à Arzviller avec une BB 16500 arzens. 29/06/1996 ( photo stéphane Chevallier ) | |
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| Rassemblement de locomotives monocourant 25kV. Les BB 26000 arrivant en masse règleront le sort des dernières BB 12000. Woippy, le 26/02/1999 ( photo nicolas Husson ) |
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Après avoir circulé de Dunkerque à Réding et Blainville, ainsi que de Paris à Lille, les 14100 sont regroupées à Thionville et n'assurent plus que des petits parcours en Lorraine. Le dernier carré sera arrêté en 1997 alors que les BB 26000 envahissent rapidement l'ensemble des lignes électrifiées françaises. Les BB 12000 et 13000
n'assurent plus que des trains de fret entre Paris, Le Havre, Lille, Strasbourg,
St Louis (Haut-Rhin) et leur nombre est en baisse constante. 45 années après leur livraison, il ne reste plus de représentantes des locomotives " Valenciennes - Thionville ", mais les 26000, et bientôt les 36000 et 27000 les ont efficacement remplacées. |
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| Les BB 12000 seront utilisées jusqu' à leur fin e njuin 1999 sur les trains de calcaire de Varangéville à Pagny-sur-Meuse. La BB12003 va pénétrer dans le tunnel de Foug avec sa rame vide de trémies. automne 1998 ( photo vincent Huault ) |
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Dès 1954, grâce au savoir-faire de l'industrie ferroviaire, des ingénieurs de la SNCF et de Monsieur Louis Armand (Président de la SNCF), la France entrait une fois de plus dans la grande histoire du Chemin de Fer, en faisant circuler " les trains les plus lourds du monde sous la caténaire la plus légère du monde " |
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| » Description technique d'une BB 12000 | |
| Ci-contre
à droite, une 12000 avec l'express 1954 Trier Hbf - THL via Apach en gare de Thionville le 22 mai 91; ci-dessous de gauche à droite, une double traction passant à Sierentz, sur la ligne Bâle-Mulhouse e, juin 1989; et la CC 14181 remorquant un train de fret à Uckange, entre Thionville et Woippy le 28 mai 1991 ( photos stéphane Chevallier ) |
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Les fers à repasser préservés |
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Plusieurs BB 13000, dont la 13052 remise en état, attendent leur seconde vie au dépôt d'Hausbergen. La CC 14018 est préservée au musée de Mulhouse, avec sa livrée bleue. Quelques CC 14100 sont également préservées; la 14161 dernièrement restaurée par un passionné orne l'entrée d'un supermarché à Conflans-Jarny, la CC 14183 remise en état est restée en Lorraine, propriété du musée de la Mine de Petite-Rosselle. La plus grande série des fers à repasser par leur large présence sur les lignes 25kV conserve un peu plus d' engins. Démotorisée, la BB 12087 git à l'entrée du village ardennais de Nouvion-sur-Meuse. Superbement restaurée par le CMCF de Oignies, la BB 12125, exposée à train capitale en juin 2003 est destinée au musée de Mulhouse. Le Pas-de-Calais conserve la BB 12068, tandis que trois autres engins attendent au dépôt lensois en vue de récupération par des assoiciations, les 12032, 83 et 114. En Belgique, un autre musée, celui de Treignes, veille sur la BB 12120. La 12032 devrait être prochainement fleurir dans la commune de Méricourt, toujours dans le Pas-de-Calais. Le Nord de la France marqué par le monophasé garde en mémoire d'autres locomotives, comme la BB 12004 en pension à l' AAATV d' Ascq. La BB 12083 doit rejoindre Petite-Rosselle, toujours garée à Lens. D'autres encore vivent une paisible retraite, la 12035 à Pontarlier, ou encore les 12069 et 114 |
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| Ci-dessus, la CC 14183 exposée au musée de la Mine de Petite-Rosselle en Moselle ( 21/06/2003, photo nicolas Husson ), et ci-dessous de gauche à droite, la BB 12125 présentée aux journées portes ouvertes à Oignies le 31 août 2003 après son périple sur les champs élysés, la BB 12087 à Nouvion sur Meuse ( 13/07/2003, photos françois Coin ), et la CC 14161 en cours de rénovation à Conflans Jarny. 12/10/2003 ( photo frédéric Didelot ) |
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FERROVI-EST © - 01.04.2003 |
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